
A la manière du moulage sur nature, la photographie fige un instant donné, une situation, un objet.
La marche prise comme illustration de ce mouvement, mouvement de l'obturateur calqué sur le mouvement du marcheur.
Mais au moment de la superposition de ces deux mouvements, le marcheur n'existe déjà plus...
Reste l'empreinte d'une action sur le film photosensible.
Personnes sans nom, sans visage, ayant perdu toute identité, replongées dans l'anonymat de la rue.
Déambulation de formes...
Vestiges d'un temps donné, l'action unique est imprimée en tant que telle, mêlant temporalité et espace.
A la manière du déroulement d'une pellicule ou d'une planche contact, reste cette ligne d'images...
Du 01 au 30 novembre 2007 - Marche photographies (Limoges)
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