Du 27 juin au 20 septembre 2009 - ANIMA, ANIMALIA - 15 ème biennale internationale de céramique de Châteauroux (36)





















Exposition au couvent des Cordeliers à Châteauroux.

Commissaire : Yves Sabourin.

Refresh - du 23 au 30 avril 2009 - galerie Omnibus - 65000 Tarbes


Par l'utilisation de moyens pauvres et de matériel courant, ce travail s'inscrit dans mes préoccupations actuelles : interroger le décor, les arts décoratifs et l'architecture en effectuant des glissements entre ces trois catégories ; glissements de matières, de lieux, d'espaces, passages de la 2D à la 3D ou inversement...


Dans le cas présent : s'agit-il toujours d'un trompe l'oeil lorsque la matière utilisée, à savoir du scotch, s'affirme en tant que telle, et, qu'il y a recouvrement total d'une surface englobant les volumes rencontrés ?


Reste un élément à dimensions fixes et de couleur unie : un motif. Motif dont le rythme est dicté par le matériau...







Du 15 au 30 novembre 2008 - Biennale Internationale de Design de Saint-Etienne, Musée de la Mine

La Caisse à Céramique(s) 2008
Exposition collective avec l'ESACT


La production permanente d'objets variés dans l'atelier céramique de l'E.S.A.C. de Tarbes génère des rencontres de formes et d'idées. Cette diversité retrace le cheminement d'une pratique au service d'une intention. Cet ensemble crée un réseau déstructuré et évolutif, qui prend son origine dans la technique et débouche sur des formes autonomes.
Cette banque de pièces, aux formes et aux finalités disparates, produit un mouvement dont les rapprochements physiques donnent tout son sens à l'atelier de production et de recherche en céramique de l'école d'art.
Cette juxtaposition esst génératrice de déplacements, tant conceptuels que physiques. Une attitude pédagogique qui peut se décrire comme projet de construction et de production
 globale et trouve une finalité dans une caisse en bois, d'environ 1 m3, pour transporter et présenter des pièces, qui à terme quitteront l'atelier. Cette caisse joue le rôle d'un instantané mettant en évidence la variété et l'énergie de la production de ce lieu. Peut-être est-ce le contre-pied même d'une technique lourde, le Polaroïd en quelque sorte d'une famille de formes et d'objets qui tendent vers une indéniable plasticité ?



Jeudi 19 juin 2008 - Abbaye Saint-Sever de Rustan (65)












































Ce travail est une réflexion sur l'architecture et sa confrontation à une matière qui ne lui est pas étrangère : la céramique, et plus particulièrement la porcelaine. Celle-ci a d'ailleurs une histoire étroitement liée à l'architecture.

Historiquement liée aux arts décoratifs et à l'ornementation d'éléments d'urbanisme ou de jardin, je trouvais intéressant de prendre en compte ces données et de les mettre en relation avec ce qu'est en partie la céramique aujourd'hui (et en partie dans la région de Tarbes) , à savoir un matériau essentiel dans les technologies de pointe (avec des applications dans l'aérospatial ou encore dans l'industrie automobile).

J'ai donc choisi un élément mécanique, un tire-fond de chemin de fer, qui, par ses dimensions et tiré à X exemplaires en le moulant me permettait d'être à l'échelle d'un lieu, d'exprimer une esthétique décorative par la répétition d'un motif (type rivet Eiffel) et de rajouter en élément architectural pouvant avoir un rôle dans un espace ainsi qu'avec les autres éléments déjà en place.

Du 1er au 8 mars 2008 - résidence collective avec l'ESACT aux abattoirs de Riom (63)

Protocole :
la lessiveuse est attachée au plafond à hauteur d'une personne ; la lessiveuse est remplie de sang de porc ; le sang goutte du fond de la lessiveuse et remplit peu à peu la pièce ; des tuyaux répartis sur le sol et respectant la typologie de celui-ci sont remplis de sang ; un pain de sang congelé dégèle dans un coin de la pièce.





Fontaines, lessiveuse, tuyaux en plastique et sang de porc, 2008


Du 25 au 26 janvier 2008 - Wanted - Vic-en-Bigorre (65)
















Le travail présenté est une réflexion sur le jouet et les représentations du corps humain.


Le jouet comme image de soi / reflet de soi.

En effet, qui d'autre que lui-même est mis en scène lorsqu'un enfant joue avec des figurines ou à la poupée ? Il s'agit, certes, entre autres, de développer un imaginaire (d'inventer une histoire), de copier l'univers adulte (recréer des mises en scène de la vie quotidienne), mais il s'agira aussi (et surtout) de se donner un rôle (le jouet ayant le rôle d'un miroir, dans ce cas-là, pour l'enfant) et d'avoir un rôle vis-à-vis d'autrui (incarné par d'autres figurines), ébauchant ainsi une micro-société.

De la même manière qu'un enfant, et, me servant littéralement de l'intérêt que peut avoir la poupée ou encore le pantin dans la construction de la personnalité de l'enfant (ou plutôt dans la construction d'une représentation de lui-même), j'ai constitué une série de pantin en cartons à mon image.

Usant, tout comme l'industrie du jouet le ferait pour ces figurines en plastique, du procédé de moulage ou d'un quelconque procédé de reproduction (par l'utilisation d'un patron dans le cas présent), la forme originale de mon corps dessinée, puis découpée dans du carton devient le modèle d'une série de bustes, cuisses, jambes ou bras permettant de reconstituer un seul et même pantin en X exemplaires.

Obtenant ainsi la silhouette d'un corps (ou de fragments de corps), c'est-à-dire une forme pleine, le dessin de mon corps, pièce unique, devient alors la forme d'un corps dans lequel chacun peut s'identifier ou, à défaut, reconnaître un proche.

En isolant une des parties de ce pantin, le buste (partie contenant le visage, permettant de définir l'identité d'une personne), cette mise en relation de l'unique et du multiple est ainsi accentuée...

D'un point de vue plastique, jouant sur ce rapport d'être et de représentation mentale ou physique de l'être, les plans tentent de se mettre en volume et le patron devient un volume, se repliant sur lui-même, jouant avec sa matière (des cartons de récupération) et les qualités intrinsèques de celle-ci (les plis du carton, le gauffrage du carton...).

































Du 01 au 30 novembre 2007 - Marche photographies (Limoges)
























A la manière du moulage sur nature, la photographie fige un instant donné, une situation, un objet.
La marche prise comme illustration de ce mouvement, mouvement de l'obturateur calqué sur le mouvement du marcheur.

Mais au moment de la superposition de ces deux mouvements, le marcheur n'existe déjà plus...
Reste l'empreinte d'une action sur le film photosensible.
Personnes sans nom, sans visage, ayant perdu toute identité, replongées dans l'anonymat de la rue.
Déambulation de formes...
Vestiges d'un temps donné, l'action unique est imprimée en tant que telle, mêlant temporalité et espace.

A la manière du déroulement d'une pellicule ou d'une planche contact, reste cette ligne d'images...